Mercredi 19 mars 2008
des barres de soja/amandes
des biscuits à la noix de coco Bonne Maman
une salade riz/tomates
une part de quiche faite par ma Maman
ma convocation
ma carte d'identité
un livre pour les deux pauses de trois quarts d'heure
une petite bouteille d'eau
mon portable pour rester en contact avec mes nombreux supporters (il faut voir les choses positivement)
coucher à 10h
lever à 6h
départ à 6h30
petit déjeuner dans la voiture.
je n'ai qu'une hâte: que les prochaines 24 heures défilent à toute allure.


parce que dans 24 heures je pourrais ... prendre un bain moussant, me faire un gommage, un masque pour les cheveux, puis regarder un bon film avec une tasse de thé russe et enfin écrire un petit compte rendu de mes quatre épreuves, de mes journées de  révisions archi pénibles, et peu importe qui le lira, je pourrai l'écrire l'esprit libre!

à demain (quelques) chers lecteurs!

Par Midge
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Vendredi 14 mars 2008

Tout est une question de point de vue.
Un oubli pour l'un, une offense pour l'autre
Un sourire taquin ou un sourire tout court.
Une phrase pleine de sous-entendus bien entendus, ou Une suite de mots sans but précis.
Comment savoir?
Quand tout est une question de point de vue, de désir, d'envie au fond?
Vous êtes là, perchée sur votre gratte-ciel, et vous êtes persuadée que l'un des passagersdu boeing qui vous passe au dessus, vous salue, sourire franc et ultra-bright à l'appui. Vous le pensez, parce que vous le désirez. Ce serait tellement rassurant qu'un inconnu vous regarde assez pour vous adresser de sincères salutations.
Lui sourit, il est en avion, pour la première fois, il survole une cité immense, lumineuse, il l'observe d'en haut, d'un oeil neuf. Il ne vous voit pas.

Vous parlez avec un ami. Il rit, vous riez aussi, vous êtes timide, vous lui avouez. Il croit à une déclaration cachée, vous révélez simplement ce que vous pensez être un handicap.

tout est une question de point de vue.

Chemise Blanche- Blanche Chemise.

Vous croyez ceci, la vérité est comme cela.

Mais alors, comment savoir? A quel moment comprend-on que l'on a compris ce que l'on devait comprendre?

est-ce si dur de voir clair? Si compliqué de ne pas se tromper?

Non bien sûr.
il suffit de garder les yeux bien ouverts. D'envisager toutes les possibilités, même les moins réjouissantes.
Ce type observait la ville d'en haut, il souriait, vous souriez avec lui, sinon pour lui.

Une question de point de vue je vous dis.

l'enjeu de chaque jour, des disputes, des fou-rires, des blessures, des pardons.

Vous n'avez aucun moyen de deviner ce que celui d'en face pense. Cela s'appelle prendre des risques, risquer de tomber, risquer de réussir. Jean qui rit, Jean qui pleure.
Comment savoir?
On se jette à l'eau.
L'eau est froide, ou bonne. Vous nagez, ou vous sortez.
Une fois le risque pris, plus de choix: vous avez tout bon, ou tout faux, mais vous avez la réponse.


Faut pas demander la lune non plus.


lune-1-.jpg

Par Midge
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Jeudi 13 mars 2008
Tiens voilà du boudin, voilà du boudin.

Non je ne fais pas de boudin.
Non que je sois contre l'idée de faire du boudin.
De temps en temps boudiner va de soi.
On a la tête dans les orages, 
On échoue là où l'on n'escomptait que réussite et joie éternelle.
On a l'impression d'être secondaire, une vulgaire connaissance, pour des gens que l'on espèrait devenir des amis.
On avoue s'être trompé, alors que l'on était convaincu du bien-fondé de ses théories.
Parfois même on s'aperçoit qu'on n'a plus de théories du tout.
Dans ces cas-là, on boudine, on maronne, on marine, on gamberge, on hésite, on espère.

On aime bien faire du boudin? Avouons-le. On aime bien se complaire dans sa rancune, dans sa vase, cette impression de seul-contre-tous. Un petit côté masochiste en chacun de nous.
Mais très vite on reprend le dessus et on espère. Oui, parce qu'au fond ce boudin qu'on aime bien, il finit par nous écoeurer, comme un trop plein de boudins-aux-pommes que votre maman cuisine de temps en temps le dimanche.
Alors on sature, on s'arrête, et on décide de faire de la salade de tomates.
C'est frais, coloré, avec un peu de basilic et d'huile d'olive, ça sent l'été, le coeur léger, les rêves naïfs, les bleuets. Et en avant pour la salade de tomates.


Tous en choeur!


Tomates-1-2-1-.jpg
Par Midge
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Mardi 11 mars 2008

Je suis un peu brouillon comme fille.

J'arrive toujours à faire ce que je veux,

mais rarement dans l'ordre

Ou bien à la dernière minute.

Je prévois beaucoup,

j'ai des notes de partout,

des papiers qui trainent, qui disent "appeller pour le stage" "dossier Toulouse" "Enquête à faire pour Mr X."

Je crois que j'écris plus de petits aide-mémoire que de vrais articles, de vrais textes, de vraies phrases.

Je suis brouillon.

brouillon-1-.jpg
Pourtant, je rédige mes petites bulles personnelles, sans brouillon, généralement sans ratures. Si je les reprends ce n'est que quelques jours/semaines/mois plus tard. Quand je les regarde avec un oeil plus critique, que je m'aperçois des répétitions, des lourdeurs.
 
Je n'arrive pas souvent à rendre compte de ce que je ressens. Dans ces moments il me semble que même les mots avec lesquels l'homme joue depuis des siècles, ces mots-là ont des limites. 
Ils ne traduisent pas toujours parfaitement nos émotions, ce que certaines situations ont provoqué en nous.

Je m'aperçois que la joie, la surprise sont des choses qui, une fois écrites, perdent souvent ce petit-quelque-chose qui les rend parfaites dans tel ou tel instant.

TheNotebook-photo_10_hires-1-.jpg

Qui peut exactement décrire ce que l'on nomme communèement "les papillons dans le ventre"? Je crois n'avoir jamais lu un texte qui parlerait de ce phénomène étrange avec tant de clarté que j'aurais l'impression qu'il lit dans mes pensées.

L'amour déçu s'explique très bien (et encore). On parle d'effondrements, de blessures, de morsures, de déchirures, (beaucoup de mots en "ures" dites-donc!), on décrit assez fidèlement le manque d'amour, par des textes un peu perdus, désemparés.

Je cherche encore comment écrire le bonheur, l'amour réussi, ou bien les prémices de l'amour. 
Bien souvent, lorsque je suis très heureuse, je ne sais pas comment dire, clairement, avec mes simples mots, que je suis ailleurs, transportée.
Mais transportée... est un mot faible, tout comme heureuse, ou satisfaite.
Non il faudrait un mot concu pour chaque aspect différent du bonheur, pour chaque personne.
Out-of-Africa.jpg
Oui, oui, ça ferait beaucoup de mots, mais peu importe!
Après tout qu'est-ce que ça coute?
Il suffit d'essayer:

chez moi, papillons dans le ventre se traduirait par:... Oh je n'en sais rien, il faut y réfléchir plus longuement.



Ah oui, j'ai oublié: je suis brouillon, et je suis fleur bleue aussi!

Par Midge
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Dimanche 9 mars 2008
Couic couic.
Fête de famille, ambiance, rires, cris, beaucoup de cris: d'enfants, du nouveau-né d'une cousine, des oncles et tantes qui blaguent et blaguent et blaguent. 
La chanson écrite pour les 50 ans de l'un d'entre eux.
On est bien ces jours-là. 
Je ne voulais pas que la journée s'éteigne.
Cela signifiait:
concours en approche
réalité à affronter
incertitudes constantes
garder les pieds sur terre
La tête froide
la tête sur les épaules
forcer les efforts dans les jours à venir
voir le 20 mars s'approcher.
Le 20 mars 2008 sera ma journée.
Non que je serais la vedette de ces 24 heures là.
Mais je plancherais sur des tests psyhcotechniques, une dictée, un résumé, une synthèse de texte. 
Cinq heures d'épreuves, qui conditionneront la réalisation d'un rêve.
Mon rêve.
Les études, 
Le métier, 
La ville
Le changement, dont j'ai tant rêvé, 
Les ailes qui me poussent déjà depuis un an à l'idée de quitter ma Cité des Papes, sans l'oublier, mais pour qu'elle me laisse grandir encore.
Pour grandir un peu ailleurs.
Là, il y a quelque chose qui fait couic.
Il n'y a rien de pire que de tenter de réaliser ses rêves, de peur d'échouer, de peur de réussir parfois aussi. 
Et puis la vie va son court à côté de ces points de tension.
Les espoirs qui grandissent, diminuent, se brisent, renaissent.
La vie, le concours, l'angoisse, l'appréhension, 
Je suis toute chose, toute molle, angoissée, sûre de moi mais déstabilisée.
ce soir, mon coeur fait couic...
Par Midge
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Dimanche 2 mars 2008
Les violons pleurent, Les lumières jouent avec les ombres
Paris tout entier s'est réuni dans quelques flammes.
La ville insomniaque brille, 
Les foules courents, sans trop de bruit.
Je me penche à la fenêtre,
l'accordéon chatouille mes oreilles et mes souvenirs.
Déjà envolé, sans attendre, déjà volatilisé.
Parti, pour une raison aussitôt oubliée,
puisqu'aucune n'est valable à mes yeux.
Je me retrouve dans un film en noir et blanc
Toi en beau brun, qui porte un panama et un trois pièces,
Moi, blonde, en robe du soir, près du corps.
Elle est bleu nuit, légèrement pailletée peut-être.
Un avion m'envoie des signaux lumineux depuis les hauteurs.
Je me plais à penser que c'est toi,
Qui, déjà triste de m'avoir quitter, n'espère que revenir.
Le gramophone crépite, ton verre de vin est encore sur le bar.
Je monte le son, le chat s'est endormi déjà.
J'attendrai probablement ton retour.
Sans être éplorée, je soupirerai parfois, discrètement
Pour t'envoyer un peu de mon impatience.


Et tu reviendrais.
Sortant d'un taxi, je te verrais de mon dixième étage.
Pressée, je dévalerais les escaliers à toute allure.
En bas, devant les premières marches, tu serais là,
Tranquille, une valise à la main, ton pardessus trempé,
parce qu'il aurait plu.
Nat King Cole chanterait alors
"Unforgettable, that's what you are".
Ni distance, ni disputes, ni chagrin
Rien n'atteint l'amour en noir et blanc.
Retrouvailles après la séparation,
Romantisme,
Atmosphère tapissée, pour ne pas faire trop de bruit
Pour mieux rêver.
Imaginer déjà ton retour, quand tu n'es pas parti,
parce que pas encore arrivé.
Unforgettable.
Nat King Cole, le gramophone, mes rêves, et toi.
Mystère.
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Par Midge
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Vendredi 29 février 2008
Dis, l'amour ça change la vie?

Oui, ma chérie.

Ça change la vie, tu as le coeur rempli.

C'est pas vrai. Margot elle aime Damien, mais Damien ne l'aime pas. Il lui tire les cheveux et il lui pique ses madeleines. Margot pleure. Margot n'a pas le coeur rempli.

C'est parce que vous êtes trop petits, ma chérie.

Quand est-ce qu'on est assez grand pour avoir le coeur rempli? Demain?

Dans quelques années, quand tu seras une grande dame.

J'veux PAS être une grande dame! C'est moche les grandes dames, ça ne sourit pas, ça a des boucles d'oreilles jusqu'aux genoux, des robes toutes tristes. Et puis ça sait pas péter!...
Et puis je suis sûre qu'être grande, c'est triste.
Qui c'est qui nous donne des madeleines?

Tu les achèteras toi-même.

Mais j'veux pas casser ma tir'lire...
Et puis en fait j'veux pas être amoureuse.

Mais pourquoi ma chérie? C'est beau l'amour!

Alors pourquoi ça fait pleurer? Margot elle pleure.

Elle est trop jeune, je t'ai dit.

Mais Tatie Johanne elle est pas jeune elle! Et elle pleure tout le temps, quand elle dit que "l'amour ça sert à rien". A chaque fois c'est des monsieurs qui la font pleurer.

Mais Tatie Johanne, elle...

J'veux pas grandir!!!!

Mais tu es obligée.

Alors j'veux pas aimer.

Ça ma chérie...

Quoi? Tu ne choisiras pas...
Par Midge
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Lundi 25 février 2008
Les ongles roses, c'est le printemps!
Je suis en avance.
PEU ME CHAUT.
J'ai les ongles roses, "v'là l'printemps gnan gnan" (avis aux petits bercés par Anne Sylvestre).
Je me fiche qu'il fasse gris, et un peu froid, je veux faire tourner ma jupe.
Je me fiche que les gens aient encore leur trognes d'hiver, je veux faire danser mes cheveux.
Je me fiche que les fleurs tardent à se découvrir, je veux porter des barettes.
V'là l'printemps gnan gnan.

amandier4ruedeschampsfevrier04-copie-1.jpg



















Je m'en fiche, je m'en fiche.
Je m'en fiche.
Je veux le soleil, les oiseaux qui chantent le matin, je veux me promener, en n'entendant rien d'autre que la nature qui se réveille.
C'est la saison des amours.
Mais j'm'en fiche.
J'aime bien l'amour, j'l'attend encore, mais si cette année je passe cette saison sans amoureux...
J'm'en fiche.
Seule ou non.
J'veux des oiseaux, j'veux des fleurs, j'veux des robes, des jupes, des talons, des sacs roses, des ongles colorés, des sourires à n'en plus finir.
Il y a toujours des rabats-joie.
Mais j'm'en fiche.

printemps1.jpg
Par Midge
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Samedi 23 février 2008
Aujourd'hui je ne veux rien faire.
Ecrire? peut-être.
Dormir? Même pas.
Je veux traîner. chat-au-reveil.jpg
















Me vernir les ongles, m'occuper de mes cheveux, de ma peau, de moi.
Un peu d'égoïsme, parfois, soulage bien des fatigues.
Penser un peu à soi.
Oh, bien sûr, pas trop, juste ce qu'il faut. homepic-vernis-ongles.jpg














Je sais, ce n'est pas bien.
Je devrais bûcher, encore et encore.
Je n'y arrive pas.
Le soleil est là, le printemps se rapproche, j'ai envie de surprises, d'inattendus, de bonheur, et de paresse. Paresseuse d'un jour.
Mais chut, c'est un secret. 006.jpg
Par Midge
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Jeudi 21 février 2008
"Diamonds are a girl's best friends"... Vrai? Faux?
Je pencherais pour une amitié sincère, mais pas trop de dépendance.
Un gentil garçon, un joli diamant.
Notez que je préfère les émeraudes.
Bref, la gent masculine a tout de même plus à apporter qu'un portefeuille bien rempli, ou qu'un beau caillou le jour de la demande.
Un sourire, de l'humour et quelques autres petits choses sympathiques.
Mais qui serait contre un joli truc-qui-brille-au-doigt?





GENTLEMEN_PREFER_BLONDES-3.jpg
Par Midge
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