Vendredi 5 octobre 2007
Fidèle. C'est le premier mot qui me vient quand je pense à Toi. Le premier d'une longue liste. Tu es là, quand je suis debout, quand je cours dans toutes les directions, quand je crie et ris, tu ris avec moi. Tu aimes voir la joie sur mon visage. Mais tu es là quand je suis à terre. C'est à ce moment là que je te dis fidèle. Quand je m'emferme dans ma grisaille, quand je glisse dans le découragement, l'apitoiemment, quand les larmes se font plus nombreuses que mes sourires... je te sais fidèle. Tu te tiens à mes côtés. Tu ne restes pas supérieur et dédaigneux. Tu t'accroupies, Tu saisis mon bras,Tu me relèves, Tu me régénère. Avec Toi pour Ami, avec Toi pour confident, je sais que mes jours noirs verront leur fin, et que le soleil caressera mes rêves. J'ai vu mes rêves me glisser des mains, j'ai vu mes espoirs se ternirent. Bien souvent je m'essouffle, je pense que la route est trop longue, que je serais obligée de renoncer à mes jeunes et frêles projets... Et soudain j'entends Ta voix qui me murmure que les rêves sont précieux. Tu ramasses les miettes que j'ai abandonné, Tu leur redonnes une forme, une couleur, un nom. Tu m'as appellé, il y a bientôt trois ans. Je me souviens que Tu désirais que je rentre à la maison... ce jour-là je T'ai dis oui, je suis rentrée. Je ne l'ai pas regretté. Des sacrifices? oui, des tentations? oui... mais je me plies à Tes désirs, car la contrepartie est riche. Avec Toi, juste Toi, je ne suis plus seule, je ne connais plus le desespoir sans fin, mes questions trouvent des réponses, mes chagrins un consolateur, mes douleurs un baume qui les guérit. Grâce à Toi, mon âme a enfin quelqu'un qui l'aime en dépit de tout. Et chaque jour de ma vie, je veux Te tenir la main, je veux t'aimer, et Te suivre. Avec Toi, enfin, je respire.
Par Lili
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Jeudi 27 septembre 2007
ça y est j'ai vingt ans, encore tout verts, prêts à mûrir. Vingt ans, c'est long, mais c'est un peu court aussi. Vingt ans c'est vingt fois un an, dix fois deux ans, cinq fois quatre ans, une fois vingt ans. Ca n'arrive qu'une fois, ces choses-là. Aujourd'hui j'ai vingt ans, la chanson d'Alizée "J'ai pas vingt ans " ne me concerne plus, je rentre chez les grands il faut croire, mais je ne suis qu'une enfant, un peu Peter pan, un nounours, câlin et au dodo, un peu "maman j'ai peur" ou "maman comment on fait pour devenir princesse". Mais je suis prête a avoir ces vingt ans, à les vivre, et les aimer si c'est possible. C'est le bel âge paraît-il. C'est ce qu'on va voir, je les mets au défi de me donner plus que ce que je n'ai déjà. Où sont-ils à présent ... mes vingt ans? Mais juste là , devant moi, ils m'attendent, je les suis.
Par Lili
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Jeudi 27 septembre 2007
Comme c'est triste de ne pas manquer. Comme c'est triste quand personne ne cherche votre main, sur le bord du banc, oui c'est triste quand pas un de voit quelque part le vide que vous laissez, quand aucun ne soupire après votre présence, vos éclats de rire, vos cheveux qui volent, et vos faiblesses bien cachées. Comme c'est triste de n'être pas cette âme que l'on cherche des yeux, jusqu'à l'autre bout du monde. C'est à pleurer de ne faire battre aucun coeur, c'est à crier de ne rien faire couler, ni encre, ni mots, ni larmes, ni sourires. C'est trop dur à affronter de n'être dans aucun rêve, c'est trop dur à vivre de ne bercer aucun sommeil, de ne chahuter personne. C'est une pierre dans votre bulle de bonheur et d'espoir. N'être l'espoir d'aucun jeune imbécile, sûr mais maladroit, et avoir sois -même tellement d'espoirs nés, qu'il n'y a plus de place nulle part pour les voir mûrir, c'est fatiguant. Que c'est gris un château baigné de soleil, quand personne ne l'admire à vos côtés, que c'est orageux un soleil insolent qui caresse votre joue, en se vantant d'être l'unique à avoir ce privilège. Que la lune est mélancolique, seule, au milieu de ces milliers d'étoiles, seule dans les cieux, elle dont le rêve se lève quand elle s'enfuit, et se meurt quand elle renaît. La lune me ressemble certains soirs. Il arrive qu'elle me chuchote quelques mots, me sussure que je ne suis pas elle, que mon espoir n'est pas soleil. Elle me rassure, de son éclat froid, qui me berce pour m'endormir, la lune nourrit mes espoirs, elle dit que je suis bien trop jeune pour pleurer, trop jeune pour m'asseoir et regarder les autres aimer, trop jeune pour dire déjà, que c'est triste les ballades quand on n'aime pas.
Par Lili
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Mercredi 26 septembre 2007
C'est peu dur, parfois, quand il semble que vos désirs, vos aspirations fuient au devant de vous, qu'ils vous narguent comme pour vous dire "avance!", qu'ils restent hors de portée. C'est un peu dur, quand vos désirs n'ont pas de visage, pas de noms, pas d'identité à laquelle vous raccrocher. Quand au fond, tout n'est que flou artistique et rêves statiques, c'est un peu dur. Quand votre coeur d'optimiste éternelle, en vient à baisser un peu les bras, quand lui aussi semble se résigner. Quand la valeur que les gens vous prêtent mériterait tous les bonheurs du monde, mais ne vous attire rien d'autre que des songes passés. C'est un peu dur. Quand vous vous dîtes que votre vie stagne, ne grandit pas, ne change pas, ne mûrit pas. Il arrive que l'on pense que l'épreuve nous rendra plus fort. Je me fous d'être plus forte, je me fous d'être accomplie, je ne veux qu'une ou deux choses, qui pour l'instant me sont refusées. Ils me disent tous "tu es encore jeune, ça viendra". Oui...mais quand? Je n'ai pas de temps à perdre justement, une centaine d'année ce n'est pas assez, c'est très court, trop court. Je veux, quand je serais vieille, avoir autant de petits-enfants que de rides, pouvoir leur raconter comment j'ai , sans le vouloir, briser un coeur, comment, j'ai essayé de réparer mes erreurs. Leur raconter ces erreurs-là, pour qu'ils en tirent quelque chose. Je veux leur apporter plus qu'un ou deux souvenirs, je veux leur offrir du concret, des rêves réalisés, des rêves qui font rêver.
Par Lili
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Lundi 24 septembre 2007
Je tiens l'appareil, tu fixes l'objectif, immobile, le visage tranquille. Dans le viseur, j'observe ton regard, profond, qui, alors que tu poses, reflète tes pensées qui bouillonnent et j'ose espérer... ton coeur qui me parle. Je vois ce que tu es, tes rires à mes mauvaises plaisanteries, les larmes qui parfois brouillent tes idées claires, les doutes qui parfument tes projets d'une odeur de brûlé. Je sais quand tu files droit, je devine quand tu vacilles, tes gestes me sont familiers, tes réponses. Je connais le nom de tes amis, je côtoie tes proches. Mais dans toute cette sûreté, tout semble flancher, quand je me demande... dis... est-ce que tu m'aimes? Est-ce que devant l'objectif tu détailles mes cheveux qui frisottent, mes yeux qui se plissent pour mieux cadrer, mes mains vernies qui tiennent fermement l'appareil? A quoi penses-tu? à qui? à moi? à demain? à notre "peut-être"? à ces toujours dont je rêve à l'aube, à ces espoirs qui chaque soirs se trouvent repoussés par des "pas encore" "plus tard"? Songes-tu à ce que tu aimerais que je te dises? Espères-tu quelques mots de moi? Attends-tu de moi un pas, un essai, un risque? Derrière mon objectif je soupire ,j'attends. Le flash t'ébloui. te voilà fixé dans mes souvenirs. Dis-moi... seras-tu un jour mon futur et mon présent, en plus d'être une douce nostalgie? Dis-moi, seras-tu un jour un bout de moi? Ecoute-moi. Je crois bien que... je crois bien que je t'aime.
Par Lili
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Lundi 24 septembre 2007
C'est un monde où je vis les yeux bandés. Je marche, sans savoir si demain mon pied heurtera une pierre ou si je tomberais dans une prairie verte et tranquille. Comment savoir si demain, je serais abattue, ou bien heureuse, si dans un an, j'aurais atteint mon but, dans 3 ans, trouvé quelqu'un, et dans 10 ans conçu quelqu'un. Comment prévenir, pour ne pas avoir à guérir, comprendre, pour ne pas me laisser surprendre, agir pour ne pas faiblir? Comment tout ça, comment, ferais-je cela en étant juste, moi? Je ne suis ni devin, ni experte en chocs et autres surprises quotidiennes, ma vie ressemble plus à un nuage rose tacheté de gris à certains endroits. Si j'ai peur? oui, parfois. Une peur profonde. Que je refuse, parce que j'ai confiance. Je ne connais pas la route, mais je connais le but, peu m'importent les raccourcis, les détours, les méandres qu'opérera ma vie, si, à l'arrivée, je suis là où je désirais. C'est un choix, un besoin, de me laisser reposer entre d'autres mains que les miennes. Si je suis mon propre guide, je m'apprête à tomber à chaque fois que des rochers barrent ma route. Un certain morceau de chemin est derrière moi, vingt ans, plus ou moins réussis, plus ou moins soleil, plus ou moins pluie. Ils sont là, mes vingt ans, je les serres dans mes mains, pour n'en rien perdre. Mais je ne suis pas nostalgique. Le meilleur est devant, durant mes prochaines nombreuses années, pendant lesquelles je bâtirais, ma maison, sur un rocher.
Par Lili
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Mardi 18 septembre 2007
Je me laisse porter, par les effluves du soir, l'atmosphère changeante du bord du fleuve. Assise sur ce banc, la lumière blafarde tombant sur nous, accusatrice, caricaturiste. Tu parais presque blanc. Ta peau "chocolatte" perd son pigment brun, tu m'apparais blafard, tendu. tu attends. Tu attends..." Qu'attends-tu de moi? Tu te cachais durant tout ce temps, tu m'avais privée de ce visage. Tes désirs, semblaient toujours si nets, clairs, tu savais comment être heureux. Enfin, je croyais. Alors, tu n'es pas bien? Que te faut-il? tu réussis, tu brilles, tu plais, tu souris. Moi? pour toi? Je te souris c'est déjà bien assez, sois raisonnable. Une fille comme moi, avec quelqu'un comme toi? Tu n'as qu'à tendre la main, pour cueillir un panier plein de filles mûres, "à point". Je suis encore verte. On ne me cueille pas, je ne suis pas coeur à cueillir de toutes manières. Comment ça tu as tendu la main? J'ai d'autres priorités, ma vie, mon avenir, ma famille, tout ça, tu sais, le temps, les ambitions, les obligations, tu connais non? Ecoute, je ne suis pas faite pour toi, soyons sérieux. Tourne la tête. la sublime brune, au bord de l'eau n'attend que toi."... Et tu ne ris pas, tu ne souris plus depuis bien longtemps. L'eau clapote, la lune se mire dans les vagues qui meurent sur la rive. Ton visage se mure dans l'ombre, tes yeux sombrent, chavirent, tu m'échappes, tu disparais, où vas-tu? Déjà, ce que je connais de toi, n'est plus. Je ne te reconnais pas. Tu fixes les graviers. Le satin noisette de ta peau capte mon attention. La couleur fonce, elle se rapproche du noir ébène. Tu sembles englouti. "Où vas-tu?, Reviens! Que dois-je faire? Ne pars pas!!! ... pars pas. J'ai menti. Mon coeur est à cueillir. Mais comprend, ça fait si longtemps que j'attends. Je ne veux pas tout gâcher, mes rêves, mes désirs". "oui, j'ai menti. J'ai peur" La lumière reprend sa place en toi. Tu relèves la tête, tu esquisse, ce que je prend pour un sourire. Eclat de neige dans ma nuit. Ton chocolat, ma peau -dragée. Tu sussures des mots que je ne connais pas, qui n'étaient jamais venus à ma rencontre. Je frissonne au contact de l'inconnu, je m'effraie, puis je prend courage. La lune caresse maternellement nos premiers secrets.
Par Lili
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Samedi 8 septembre 2007
C'est un monde étrange, où, au milieu des horreurs, des guerres, des conflis et des douleurs, la majorité n'aspirent qu'à être aimé. par tout le monde, par nos amis, ceux qui nous font palpiter le coeur, notre famille. Chaque personne peut vous tirer un sourire, un rire, une larme, ils sont là pour vous montrer que vous êtes vivant, entouré, un peu, beaucoup, aimé au moins un peu. Il donne du coton à votre existence, il vous font tomber dans une vague de tranquillité que rien d'autre ne peut provoquer. Quand ils s'éloignent de vous, quand l'espace autour se vide, que personne ne rit à vos plaisanteries, qu'on ne vous presse plus la main, si ça ne va pas, vous cherchez, partout, derrière chaque porte. Personne. Laissez moi rentrer à la maison, je suis fatigué, laissez -moi rentrer, ouvrez la porte. Je suis fatigué d'être seul. Aucun bruit. Personne ne revient, personne ne vous relève. Je veux rentrer, je veux mes soirées, au téléphone, je veux regarder des films stupides avec vous, je veux faire des biscuits, et les rater, je veux rire, tellement fort, que j'en ai mal à la gorge. Je veux passer le seuil de la porte, je veux revenir, être là. Et vous promettez de faire mieux la prochaine fois, et retrouvez enfin, ceux qui vous donnent le sourire.
Par Lili
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Dimanche 2 septembre 2007
J'ai cherché, durant ma courte vie, j'ai soulevé quelques sabots de chevaux, j'ai bougé des pierres, pas une seule âme soeur qui en soit sortie. Pas une. vingt ans. Dont Quatre de recherche active. J'ai trouvé des sosies, des placebos, des imitations, des substitus. pas une authentique. pas une. c'est à croire que le réchauffement de la planéte les a fait disparaitre. Juste quand j'en avais besoin. A qui dois-je m'en prendre? Mes exigences? Mes rêves? Mon refus de me satisfaire de ce qu'on me propose? Malgré les echecs, je continue de soulever les sabots des chevaux, je continue d'imaginer, de rêver, je suis trop jeune pour être abattue, pour desespérer. Je me décourage parfois, je retiens un hoquet de colére, et je continue ma route. On dit de temps à autre qu'il y a une âme soeur pour chacun, chacune. Est-ce vrai? je ne demande pas la mer, pas la lune, ni Pluton, seulement un homme, qui serait droit, dont le sourire me renverserait, qui me ferait rire à m'en filer des crampes aux joues, il aurait des mains qui, posées sur mes épaules, me feraient frissoner. Il doit bien y avoir une âme soeur pour la mienne, où est ce que je dois chercher? de combien de chevaux tripoterais-je encore les pattes, dans l'espoir d'y trouver ce que je cherche, ce que j'espère quand je regarde par la vitre du train, ce que j'écris partout, ce qui parfumera mes rêves, et colorera mes souffles?Combien de temps encore? je ne me décourage pas, mais l'attente me fatigue.
Par Lili
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Samedi 1 septembre 2007
Je suis devant la fenêtre. En bas les gens bougent, bougonnent, rient, se bousculent, vivant chacun dans une bulle qui heurte celles des autres. De ma fenêtre, je vois tout, je ne vis rien. La vitre est comme intégrée a ce que je suis. C'est une distance de sécurité imposée entre le monde et moi, entre mes rêves et leur impossible réalité. Je soupire. Ce que j'aperçois du haut de ma tour d'ivoire ne m'attire pas. je ne veux pas d'un monde fait d'individualités qui ne se mélangent pas. Je veux des couleurs, des rires, je veux des bisous dans le cou, des retournements de situations, de la vie, de l'espoir. Je voudrais faire voler ma jupe, qu'on me renverse en arriére comme les danseurs de tangos, je veux un dur qui soit un tendre, je veux, je veux, je veux, j'attends qu'on me fasse tourner la tête, je veux boire des smoothies à la framboise, manger des figues mûres à craquer. Je veux un monde qui ressemble à ce qu'il est, un monde authentique, que je peux aimer sans réserves.
Par Lili
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