Samedi 23 juin 2007
c'est juste comme ça. Il y a des choix auxquels on n'a pas droit. Ne vous dîtes pas "c'est injuste", rien ne changera. Parfois il faut juste accepter les choses comme elles vont, comme elles viennent. on espère toujours,que pour une fois, la balle sera dans notre camp, qu'enfin nous aurons les rênes entre les mains, que nous ménerons la danse. On attend tellement souvent cette responsabilité. Qui est bien lourde. Quand enfin, on goûte au pouvoir du choix, de l'alternative, de la décision, on s'aperçoit, que rien n'est facile. Qu'il est bien plus rassurant de se sussurer à l'oreille "je n'y pouvais rien" "ce n'est pas ma faute à moi". Il est plus facile d'être l'objet d'un choix, plutôt que son auteur. Les erreurs des autres, ont un impact plus fatal,exempt de remise en question, d'auto-flagellations. Nos propres erreurs nous confrontent à nos responsabilités, à nos failles, à nos faiblesses, à notre lâcheté. Mais les choix justes, judicieux existent. Et ils valent bien quelques remords, des larmes, et une remise en question.
Par Lili
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Mercredi 20 juin 2007
On parle souvent des filles, et de leur messages subliminaux, de ce qu'elles voudraient que les garçons leur disent/offrent, on parle surtout de leur désir d'être comprise sans un mot, d'être satisfaites, sans même avoir évoqué leur besoin. Ridicule? un peu. Mais pas beaucoup plus que les garçons et leur contradictions. Ils vous font du charme, un clin d'oeil par-ci, une plaisanterie par là, un compliment bien placé. ils entretiennent votre sourire, votre bonheur, vos espoirs. Mais ce sont beaucoup de paroles, de gestes,qui n'apportent que peu de choses concrètes. Ils vous disent tout et son contraire, semblent tiraillés entre deux objectifs. Et vous pendant ce temps? Au moment où monsieur hésite, chancelle, bascule d'un côté ou de l'autre... vous attendez que votre destin soit fixé, que l'on vous annonce si votre coeur a une tumeur, ou bien si sa rémission est totale... vous êtes là, sur le trottoir, à regarder sa voiture s'éloigner, en pensant, que c'est certain, oui, il va faire demi-tour, me dire tout ce que j'attends, m'apporter tout ce qu'aucun jusqu'ici ne m'a jamais donné... Vous vous dîtes, que tant qu'il n'a pas passé le bout de la rue à gauche... vous avez une chance. Une chance qu'il saisisse, tout à coup, que non vous ne le regardez pas s'éloigner par simple envie d'observer la plaque minéralogique devenir un point jaune minuscule. Que non, vous n'êtes pas une simple copine, que non, vous ne riez pas à ses blagues, parce que c'est un comique, mais bien parce qu'il vous attendrit... Vous priez, pour que soudain, il comprenne, que vous ne plaisantiez pas pour amuser la galerie, mais pour provoquer son sourire... Tant que la voiture n'a pas quitté votre champ de vision, il y a un espoir. faîtes moi savoir, s'il a tourné ou fait demi-tour. S'il a compris, ou bien s'il s'est envolé innocemment. Je vous dirais, un jour, à mon tour, si... comme je l'espèrais, il revint vers moi, et m'ouvrit la portière. Où si je n'eut comme souvenir, que l'éclat gris des jantes au coin de la rue.
Par Lili
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Samedi 16 juin 2007
J'en ai eu des frissons, j'en ai eu. De bonheur. Quand une idée merveilleuse m'a effleuré, ou bien qu'un rêve, aussi petit soit-il, se concrétise. Un long tremblement qui court sur mon coeur, un coup de fouet. Le sang qui bat à mes tempes, mes yeux qui sourient sans raison. Comme un coup de soleil dans une vaste obscurité, comme une réponse à des questions en foule. Je frissone de joie, je frissone de toi, de lui, de vous, de moi. Tous autant que vous êtes, arrivez à me faire vibrer de sourire. Et soudain ma vie a un sens. Ou bien, elle semble en avoir un nouveau, un changement qui pointe, un événement qui m'angoisse autant qu'il me fait languir. J'en ai eu des frissons, j'en ai eu. Et j'en veux encore. Et j'en veux plus. Et j'en veux toujours.
Par Lili
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Samedi 16 juin 2007

ils peuvent sourire, ils peuvent me chanter les plus belles complaintes, ils peuvent faire du sport à en claquer, ils peuvent danser comme des demi-dieux, et chanter comme des divas. Peu importe. Ils ont le droit de me demander mon prénom, de me proposer un café, me dire que Dieu a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans mes yeux, réciter voltaire par coeur, m'offrir des coquelicots, des lys, des orchidées, de l'amour, de l'assurance, du bonheur en barre. Peu importe. Je n'ai d'yeux que pour toi, je n'aime que tes sourires, tes tee-shirts, tes fleurs cueillies en bord de route, tes blagues de carambar, ta façon de danser, et ta voix qui déraille. Je n'aime que tes défauts, tes contradictions, tes maladresses, tes erreurs, ce qui fait que tu es toi, et toi pour moi, moi je n'aime que toi. Ce toi qui me fait chanter de joie, qui me porte à bout de bras. Ce toi, qui fait que moi, et toi, parce que toi, parce que moi, parce que c'est comme ça, parce qu'on est nous, qu'on est un tout et que les autres on s'en fout.

 

 

 

Par Lili
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Mardi 12 juin 2007
"Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle" chante Vanessa Paradis en fond sonore. J'ai l'esprit qui vagabonde en bord de mer, une natte de plage, un livre avec du sable entre les pages, un tube de créme au monoï. Je m'allonge, les yeux clos, un sourire au coin de la bouche, le soleil qui me dévore la peau,et son regard qui me brûle. Mon maillot me laisse déjà une empreinte blanche, qui tranche avec ma peau pain d'épice de juillet. Je noue mon paréo à la taille, et trempe un orteil dans l'eau fraîche. Soudain on me soulève, je tourne, je ris, sans apparats, tous éclats dehors. Mes cheveux s'emmêlent, avec le vent, le chahut, je sens le sable qui vole, la brise marine qui me fouette, et mon coeur qui s'emballe. Ma divine idylle se déroule dans mes rêves, elle s'inscrit dans la réalité, elle me semble si proche, si atteignable. Mon utopie, ma céleste romance, que je savoure par avance, avec un soupçon d'impatience.
Par Lili
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Dimanche 3 juin 2007

Les ongles qui brillent un peu plus qu'hier et que ce matin. La peau qui bronze comme du pain d'épice, les sourires qui blanchissent, les yeux qui sourient, c'est la fin d'année. A la fois une déchirure, la fin d'un épisode, une page qui se tourne, et la joie de l'avenir, de l'espoir de recommencer, de faire encore mieux, d'être encore plus heureux.Contraste entre espoirs et regrets, entre liberté et boulet aux pieds. Opposition entre morosité et entrain, mélancolie et enthousiasme. Contraste. Opposition. Discussion. Dispute. Choix. Décision. La fin de l'année est une division.

Par Lili
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Vendredi 1 juin 2007
Tu es un homme formidable. Je ne dis pas ça parce que tu es mon père, mais parce que tout autour de toi en témoigne. Tu es généreux, doux, attentioné, parfois un peu pataud, ange gardien souvent. Tu te rends à peine compte du nombre de gens qui t'aiment. Et je suis la première à en faire partie. Tu as un coeur si grand, que le monde entier semble pouvoir se chauffer au bois de ta générosité et de ta bonté. Un coeur si vaste, que tous peuvent planter leur tente. Mais ils sont si nombreux, la foule est si dense que ma tente à moi est loin. Je suis coincée dans un coin de ton coeur, presque enfoncée dans la paroi tellement ces gens se pressent. Cette position est assez inconfortable, j'ai le sentiment de gêner, sans moi, il y aurait un peu plus de place pour d'autres délaissés. Tu remplis bien tes "devoirs" parentaux, tu m'aides, tu me soutiens quand il faut. Mais tu es trop occupé à taquiner les passants, que tu ne ries pas à mes plaisanteries, trop occupé à aimer mes amis, à t'inquiéter d'eux, que tu te poses peu de questions sur moi. Quand je confie mes peines, le soir dans votre lit à maman et toi, tu dis "On ne va pas en parler pendant des heures" à propos de choses qui ne s'expliquent pas, telles la solitude. pourtant j'aurais besoin que tu sois prêt à m'écouter des heures justement, j'aurais besoin que tu sois capable de déplacer les montagnes parce que je me sens seule. Je voudrais que t'occupes moins du nombre de couches de rouge à lévres que je mets chaque matin, et plus de mes qualités, de ce que je peux apporter autour de moi. Je voudrais que tu devines facilement mes "bons côtés", que tu me connaisses par coeur, que tu te rappelles ma date de naissance une fois pour toute, que tu me félicites pour mes notes, ou que tu m'aides quand j'échoue. Je voudrais être plus pour toi qu'une personne pénible, qui, par hasard se trouve être ta fille. Je voudrais que tu me connaisses vraiment, du moins assez pour ne pas penser que je suis superficielle. Je voudrais pouvoir te faire rire autrement qu'en disant de mes plaisanteries que mes copines en sont les auteures. Tu souris si vite aux bulles de mes amies de lycée, tu t'inquiètes tant de leur bien-être, tu te demandes si peu si je suis heureuse au moment où je te parle. Tu as tes têtes. Tu retiens à peine les noms de mes camarades. Je ne devrais pas me plaindre de toi, il y a tant d'enfants qui tueraient pour avoir un père comme ça. Et toi, tu rêverais de tous les sauver. J'ai suivit cette façon de vivre en tentant d'aider au plus et au mieux. Mais, mon Papa au Long-Coeur, je souhaite juste que tu ries à mes plaisanteries, que tu m'encourages, que tu sois juste, que tu ne me regardes pas en juge, mais en avocat, que tu me défendes, et que tu me dises que tu m'aimes. Je veux simplement que tu ais aussi chaud au coeur en parlant de moi, que moi quand je dis "papa". J'aimerais seulement que tu cesses d'être le père des autres, pour devenir entièrement le mien.
Par Lili
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Dimanche 27 mai 2007
Ce n'est pas adieu, ce n'est pas aurevoir. Si quand tu emergeras de tes songes je ne suis plus là, si quand tu ouvres les yeux, je ne suis pas vers toi, si à tes premiers mots du matin, tu n'as de réponse que le silence. Ce n'est pas pour toujours, ce n'est pas une trahison. Je reviendrais, avec des croissants, et une brioche, un sourire sûrement. Si je ne suis pas à tes côtés pour t'accompagner, ne pleure pas. Tout le monde part, et beaucoup reviennent. Je suis de ceux-là. J'ai bien souvent ouvert les yeux, et il n'y avait plus personne à mes côtés, la place était encore chaude, mais il ne restait plus que le souvenir. Je partirais, pour que tu m'attendes, je partirais, pour que tu ne partes pas, je partirais pour m'éviter égoïstement la déchirure de ton aurevoir. Et si je t'oblige à attendre, si tu ne me vois plus, c'est pour qu'à mon retour, tu ries et pleures, pour que tu m'ouvres tes bras, que tu me dises que je t'ai manqué, que je ne devrais jamais te refaire ça, que tu ne veux plus me quitter. Quitter pour ne pas être quitté, mais revenir pour être gardé. Si je pars, et si je reviens, ce ne sera qu'une fois. Et nous aurons la vie, puis l'éternité, et l'éternité, c'est trés long.
Par Lili
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Vendredi 25 mai 2007
J'ai dans ma chambre , un crapaud. Non, pas un vrai qui coasse, qui sent la vase et qui est tout gluant. Celui qui est sur mon étagére est céramique, il est vert, avec les fesses et les pattes arriéres orange pailleté. Il est beau comme un dieu mon crapaud. Et il a un sourire terrible, on dirait qu'il ne demande qu'à m'embrasser. D'habitude je le regarde en me demandant qui se cache derrière. Et puis hier j'ai dit à ma cousine que quand je rencontrerais un garçon super, je le casserais... ou bien je le donnerais à ma fille dans trés longtemps. Tout en parlant j'avais pris la bête dans mes mains. En voulant le reposer, il est tombé, j'ai essayé de le rattraper... Il ne s'est pas brisé, mais il y a laissé une des branches de sa couronne. J'ai pris le morceau entre mon index et mon pouce... et je n'y ai pas vu un simple bout de céramique, mais un coin de ma solitude. J'ai sourit, et j'ai pensé "c'est un signe", puis j'ai jeté le débris dans ma corbeille, sans autre forme de procés et avec une joie infinie.
Par Lili
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Vendredi 18 mai 2007
Aussi simple qu'une chanson d'Elvis Presley, c'est un sourire, une plaisanterie lancée au bon moment... ou pas. C'est aussi facile qu'un discussion jusqu'au bout de la nuit, que de longs échanges de mails. Aussi doux qu'un regard glissé en douce, qu'un bonbon tendu, paume ouverte. Le bonheur, quand votre coeur explose, n'est pas fait d'idéal et de sophistication. Il se trouve dans les petite choses, dans les événements inhabituels. Aussi gai qu'une bataille d'eau, aussi ridicule que de donner des surnoms aux garçons que l'on aime avec nos cousines. Aussi frais qu'un esquimau en plein mois d'août, aussi grisant que de mettre la tête hors de la voiture. C'est quand les secondes passent si vite, qu'on ne les aperçoit pas, si vite qu'elles emportent avec elles les moments précieux. c'est aussi la chance de voir dans l'avenir voir se dessiner des moments meilleurs. Tous cherchent le bonheur comme une aiguille dans une botte de foin, chacun pense que c'est un gros gâteau que l'on partage, et plus il y a de fous moins on y goûte. Mais plus le nombre de fous croit, plus le gâteau grossit. Ayez l'intelligence de gouter à la présence de ceux qui vous entourent. Et même s'il ne s'agit que d'une aprés-midi, même si vous ne deviez jamais recroiser la route de ces gens comme il faut pour vous. Certains passent sur cet article en pensant que j'ai sombré dans une folie romantico-sirupeuse. Ils auront peut-être raison. Mais dans un monde où ce que l'on vous offre est sombre, amer, triste, cruel, tordu, où l'on ne nous nourrit que restes du monde, je voulais partager un peu du caviard auquel je goûte parfois.
Par Lili
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