Trois siècles plus tard, je décide enfin de me porter volontaire pour le tag de
Petite Marquise que j'ai trouvé adorable.
Comme je ne suis pas du tout brouillon, mais très organisée, il m'a fallut au moins deux semaines pour scanner des photos de moi, trouver quoi dire sur moi. Vous l'aurez compris, c'est un article
égocentrique! Attention roman-photo en vue... Soyez patients...
Commençons par le commencement.
28 septembre 1987. Je me fais une joie d'arriver dans ce monde. En petit pull tricoté par Mamie, je suis épuisée par le voyage. Je suis la troisième d'une fratrie de quatre. Mes parents ont attendu
7 ans pour réussir à avoir une "petite dernière" (avant qu'un adorable bébé me détrône huit ans plus tard). Cela explique mon statut de "privée de fessée", de petite peste pendant quelques années,
et de mini-star. (je m'envoie des fleurs, mais il faut bien que quelqu'un le fasse).
Mon premier Noël, mon premier voyage dans ce qui est une autre "partie de moi" j'ai nommé Orléans. J'y ai passé toutes mes vacances (ou presque) depuis ma naissance, j'y ai une famille
merveilleuse, un peu Petite Maison dans la Prairie.
A ce moment là je suis trop jeune pour en profiter, mais je découvrirais bientôt la malle à déguisements, la maison familiale, avec son parquet qui craque, ses deux étages, la salle de jeu, le
terrain de tennis, le fantôme du puits, la cuisinière d'un autre âge, la cheminée avec les noms/date de naissance et de baptême de ma grand-mère et de ses treize frères et soeurs. J'y suis chez
moi. Et ça se voit non?
Ce qu'il faut savoir, à mon propos, c'est que j'ai la banane. J'ai dû naître avec le sourire. On m'a toujours dit que depuis petite je souris, je ris. J'aurais pu jouer dans les pubs Lotus, ou
Kinder, mais non, j'ai vite décidé que l'anonymat restait le plus beau des biens. Mais mon sourire, n'empêchait pas le légendaire "regard qui tue" (ma soeur pourrait en parler, mon père aussi).
J'ai les yeux bleus un peu foncés, et quand je suis contrariée, en colère très très fort, ils sont encore plus foncés. Mon père a longtemps prétendu qu'il serait mort de nombreuses fois si
j'avais eu des mitraillettes à la place des iris... Mais je garde la banane quoiqu'il arrive!
En plus du sourire, j'avais le rythme dans la peau. La chanson bien connue chez moi, mon tube, écrit par mon frère et ma soeur, chanté en mon honneur (quand je vous dis qu'on m'aimait) et bien
entendu le N°1 de mon TOP 10, bref, les paroles étaient les suivantes "Mon petit Bidou, Mon petit Coquinou, Mon petit Bidou, Mon petit Coquinou" (il vous aurait fallu l'air), je dansais comme une
petite folle, sur ces paroles pleins d'un lyrisme secret.
Août 1989, j'ai deux ans, enfin presque. Premières vacances au Porge, rendez-vous annuel familial, lieu de prédilections des avignonnais et des Orléanais. Je découvre les joies du camping:
butagaz, gourde isotherme, casserole, je cuisinais déjà comme une grande professionnelle, et, j'avais un sens inné de l'accord. Notez bien, en effet, que je porte un pull ASSORTI au butagaz. La
grande classe. Et j'ai aussi les cheveux accordés à l'herbe sèche des Landes.
Je dois quand même rajouter un petit quelque chose. Il faut croire que j'ai des "bouts de moi" semés partout en France, mais à l'instar d'Orléans, Le Porge (vers Lacanau ) c'est mon port
d'attache, j'y connais les pins, leurs aiguilles longues, les pignes qui tombent, en pleine nuit, sur les tentes, les bavardages jusque tard. Quand nous étions petits, s'il était trop tard, les
sanitaires étant éloignés, nous allions faire pipi dans les fougères, hors du camping. C'était l'aventure, j'avais peur de voir un sanglier, un chevreuil surgir. La nuit le camping se
transformait en source de bruits inquiétants pour la petite tête blonde que j'étais.
Mai 1990, en Haute Loire, je découvre les chiots, et commence alors ma passion (atténuée depuis) pour la gent canine, d'où mon désir, pendant longtemps, d'être vétérinaire, et mon grand-frère qui
me surnommait "Brigitte Bardot" dès que je criais s'il grondait notre chienne Dalica(qui a, il faut le dire, longtemps rempli son rôle de meilleure amie de la petite fille)
Malgré le côté provocateur, un peu lourdingue de mon grand-frère alors adolescent, je gardais la mythique banane. C'est la chose que je retrouve le plus rapidement du monde: le sourire.
J'ai longtemps eu droit au bain dans la bassine au camping, mais, mine de rien, c'était un privilège, parce que je bénéficiait de la douche solaire, et donc de l'eau CHAUDE. Quand je vous dis que
j'étais la petite dernière!
Mais eau chaude ou pas, je chipotais tout de même, de quoi faire devenir chèvre Maman.
J'espère que vous ne m'en voulez pas trop, pour cet article à rallonge? Enfin il y a les photos pour sauver le texte!
A vous.
Bidoux
Elle était pestouille, mais on l'aurait bien croquée!!
Dommage que ça grandisse, les p'tites soeurs... Après vous avoir fait avaler votre chapeau, elles vous mangent la soupe sur la tête!!
Mais une chose que Clotilde n'a vraiment jamais perdu (comme elle l'a bien dit), c'est la BANANE!!! You get it!! (ça fait bien, la p'tite english touch!!)
''I got youuuu under my skin"
je suis pas sûre que ces paroles soient appropriées pour parler d'une soeur, mais... PEU ME CHAUT hahaha
j'aime tellement voir des photos de toi petite...(que je n'ai pas connu avant qu'elle est 3ans)....me rapelant des choses de ces époques que l'on a en commun...(quel plaisir les bains dans la bassine en statut de petite dernière hihi)....ah cette fénoménale clotilde....dont on pourait ressasser pas mal d'autres choses encore ....bon je vais pas te refaire le coup du noyau de peche (même si je crois que cela te poursuivra bien longtemps encor) mais bon tu vois le genre??? :p bref phénoménale.....et toujours la banane en poche en effet!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.........ma cousine quoi hihihi
Que dire, tu es vraiment mignonne comme tout sur ces clichés, et les légendes les accompagnent avec beaucoup de poésie, comme dans beaucoup, si ce n'est la totalité, de tes articles. J'adore la troisième photo, avec cet immense sourire et ses yeux rieurs et angéliques.
N'empêche, que de souvenirs, dans lesquels tu es présente ma Sabine!
@ Elea: Merci pour ces compliments, ça me fait très plaisir! Mes parents étaient (et sont toujours) très "photo", on en a de partout, de tous les enfants, dans toutes sortes de situations, on ne manquera pas de souvenirs!
Elle savait très bien comment nous faire craquer avec son petit minois alors...
PEU ME CHAUT cet air angélique : qu'on ne se fie pas qu'aux apparences!!
MAis quand même... c'est vrai... on craque vitedevant ses grands yeux bleus!!