Les jours où je traîne chez, où je travaille chez moi, je m'habille n'importe comment.
Je suis un "fashion faux pas" en personne.
Quoique, tout est une question de point de vue.
Ce que je préfère ce sont les gros pulls, les gros Sweat Shirt. Mon favori est beige, je l'ai acheté à H&M, il y
a un an avec Mary, elle m'avait même fait l'avance tellement je l'aimais. Je le porte avec
mon pantalon de running Nike. Et là j'ai l'ai de tout sauf de moi: d'une sportive au repos. Je me demande encore pourquoi avoir acheté un pantalon de running quand je fais simplement de la marche
et du vélo elliptique... Je ne me comprend pas moi-même la plupart du temps.
M'enfin.
J'aime aussi les pulls de mon papa. A défaut d'amoureux fournisseur officiel de pulls, j'ai mon père. Mais j'ai un
doute. Je ne suis pas certaine d'être sortable en pull d'homme. C'est large, relativement informe si je puis me permettre, et si je ne mets pas de talons, j'ai l'air d'un petit cachalot. Oui un
cachalot d'1m70, c'est un petit cachalot.
Mais comme j'aime les cétacés par dessus tout, je n'en ai cure, et j'envisage sérieusement de sortir comme ça, un
jour. Reste à savoir quand.
Toujours est-il donc, que dans ces pulls je me sens chez moi. D'abord l'odeur de ma lessive, et puis surtout le fait
d'être à l'aise, qui colle tout à fait avec mes journées casanières.
Je suis dans un cocon à ce moment là. Je n'ai pas de tenue à avoir, pas besoin d'être "tirée à quatre épingles", on
s'laisse aller, et quoi de meilleur que ces jours où rien n'a d'importance dans la forme?
Où, que vous travailliez sur le canapé ou sur une table, l'important reste que vous
travailliez?
Rajoutez à cela du thé (non, je n'insiste pas, je ne fais pas la promotion du thé sous toutes ses formes), un fond de
musique, et c'est parfait.
Pour la musique, dans mes moments studieux, j'écoute Bach, Mozart, Beethoven, Vivaldi, doucement. J'aime
particulièrement les "Christmas Oratorio" de Bach. Et la B.O. de Master And
Commander dans laquelle il y a, de Bach toujours, des morceaux
géniaux.
La musique classique me rappelle mes deux grands-pères, l'un disparu, l'autre pas, dans leur salon respectifs, les
après-midi tranquilles. Deux hommes très différents, voire antagonistes, mais qui se rejoignaient sur leur goût pour la musique classique et l'histoire. Ils ne se sont jamais vraiment bien
connus, se sont-ils appréciés? Je ne sais pas vraiment. Mais dans mes après-midi solitaires, je m'imagine à leur place. Ces moments où, l'âme s'élève. C'est un peu ronflant de dire ça. Et
pourtant le classique élève l'âme, lui apporte quelque chose de pur, qui vient d'ailleurs, bien qu'étant issu de l'esprit de quelques hommes. Je n'aurais jamais imaginé que plus tard, moi aussi,
je céderais à l'appel mélancolique, enjoué, désespéré, entraînant, du classique. Je ne savais pas que ses divers visages me séduiraient tant. Sans m'en rendre compte, donc, j'ai repris le
flambeau de mes deux grand-pères, deux hommes que j'admire et aime beaucoup.
Où comment partir d'un gros pull pour finir sur un éloge des aïeux.
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